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Lechappee-verte-une-idee-de-randonnee-en-ville-sur-le-gr-36

Uploaded by tbagtwining@googlemail.com on May 02, 2026
Region: France

Route type: Other
Distance: 2.86km, 1.78 miles.   (0)

About trip

Partons ensemble à la découverte d’Albi, de son patrimoine historique mais aussi de son patrimoine naturel. Appréciez cette parenthèse "nature" et le potentiel de biodiversité de notre ville.

Suivez pas à pas les 21 points de découvertes :

  1. DEPART DE NOTRE ÉCHAPPÉE
    Maintenant que vous êtes devant l'Office de Tourisme, nous vous conseillons de récupérer auprès des conseillères en séjour les livrets suivants :

    - le plan de la ville
    - le guide des insectes
    - le guide des oiseaux

    Vous allez pouvoir commencer votre échappée en vous rendant au point de départ, place Trébaille en contournant la Cathédrale Sainte-Cécile, dans le périmètre classé au Patrimoine Mondial. Notre balade durera environ 2 heures et vous marcherez 4kms aller (puis retour). Pas de difficulté particulière pour ce circuit pédestre. Nous vous recommandons néanmoins de bonnes chaussures. Prenez le temps d'observer, vous allez découvrir des trésors cachés.

  2. LA PLACE ET FONTAINE DE LA TRÉBAILLE
    La place Trébaille évoque une ancienne porte du même nom, aménagée dans la muraille dite des "Chanoines",  qui passait devant le clocher pour s'accrocher aux courtines de la Berbie. Cette fortification séparait le quartier du Castelviel du reste d'Albi. Sa destruction au 19ème siècle permit d'établir une liaison commode entre les deux entités. Il reste de cette muraille la portion de mur qui borde la place à l'est. Une fontaine a été rajoutée afin de rendre agréable cette petite place.

    Sur cette même place, nous pouvons observer les vestiges du cloître de la cathédrale romane. Comme une invitation à descendre sur les berges du Tarn, ces vestiges de cloître en arcs outrepassés constituent une fenêtre ouverte sur le paysage. Ils sont les témoins du cloître roman de l'ancienne cathédrale qui existait entre le monument actuel et le Palais de la Berbie.

    A faire : Tournez-vous côté cathédrale et levez la tête. Vous pourrez entendre ou observer le couple de faucons pèlerins présents sur le site depuis 1988, et qui donne naissance chaque année à quelques petits.

    Poursuivez votre visite en empruntant les escaliers et le chemin qui mènent aux bords du Tarn…

  3. LE TARN ET LE CHEMIN DE HALAGE
    Le long de la descente vers les berges du Tarn, vous commencez à apercevoir la rivière.
    La rivière était une voie d’échange et de circulation des marchandises dès l’Antiquité. La navigation se faisait notamment avec des bateaux à fond plat et voile carrée, les gabarres. Le pastel, le safran ou le vin étaient transportés par voie d’eau. Si le courant aidait les marins pour aller d’Albi à Bordeaux, le retour était très pénible et se faisait par halage. Au XIXème siècle, un service de batellerie transportait la houille de Carmaux. L’arrivée du chemin de fer signa la disparition de cette navigation.
    Le halage s'effectuait autrefois, à la force humaine, par attelage de chevaux ou de bétail. On peut encore apercevoir tout au long de ce chemin des anneaux d'attache.

  4. A LA RECHERCHE DES CASTORS
    Tout le long des berges et plus particulièrement sur l’îlot sauvage, vous pourrez peut-être apercevoir notre ami le castor…

    Le castor est de retour sur les berges du Tarn. Menacé de disparition au début du XXe siècle, il avait totalement déserté les berges des rivières du Tarn. Jusqu'à ce fameux 17 avril 2009 où un riverain de la rue Porta a récupéré et confié un castor égaré aux techniciens de l'Office Départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). L'animal, un adulte de 14 kg, a été relâché bien en amont sur la rivière. Ce pionnier à queue plate a sûrement transmis le message à ses congénères puisque les traces d'une famille de 6 à 8 castors ont été retrouvées sur les berges du Tarn, à hauteur de la commune de Castelnau-de-Lévis.
    Ce gros rongeur occupait une place de choix sur les rivières et peuplait la France du Moyen-Age. Il a été chassé pour sa fourrure puis pour sa chair.

  5. LE PONT-VIEUX
    Construit vers 1040, "pour le profit commun de la ville et l'utilité de l'Albigeois", ce pont permis de développer le quartier de la rive droite, appelé faubourg du Bout-du-Pont ou de la Madeleine et de multiplier les échanges.

    Pont à péage, il comportait une tour-porte fortifiée, au centre une chapelle, un pont-levis et le 'ravelin". Du XIV au XVIIIème siècle, il porta des maisons sur ses piles, (piliers) démolies après la terrible crue de 1766. En 1820, pour s'adapter aux nouveaux transports de la révolution industrielle, sa chaussée sera redressée et élargie.

    Classé monument historique, c'est aujourd’hui l’un des plus anciens ponts de France à être utilisé pour la circulation.

    Pousser la curiosité Rive droite : et s'immerger dans l'histoire du Pont sur la borne de réalité virtuelle Timescope

  6. LA CHUTE D'EAU EN PLEIN COEUR DE VILLE
    Vous apercevez maintenant la centrale hydroélectrique du Chapitre.

    La production annuelle de cette centrale est de 9 millions de kilowatts-heures, ce qui correspond à la production annuelle en électricité de 8 000 habitants.

    Elle permet d'éviter le rejet dans l’atmosphère de 7 800 tonnes de gaz carbonique, gaz qui est responsable de la majorité de la pollution de la planète. Il faudrait planter 450 000 arbres pour obtenir un effet équivalent de réduction de gaz carbonique.

  7. LA VERMICELLERIE
    Face à vous, sur l’autre rive du Tarn, la Vermicellerie… plus communément désignée « Les Moulins Albigeois ». C'est une ancienne usine de pâtes alimentaires, elle occupait le site d'un moulin à farine qui pourrait remonter au XIIe siècle. L'endroit a été remanié à partir du XVIIe siècle et transformé en usine de fabrication de pâtes alimentaires en 1850. Elle est désaffectée dans la deuxième moitié du XXe siècle. L'usine est inscrite au titre des monuments historiques le 11 octobre 1984.

    A voir durant le séjour : spot photo sur la Cité épiscopale et le Musée Lapérouse
  8. LA BAMBOUSERAIE: UN INSTANT ZEN
    Votre échappée sauvage commence ici, sur les bords du Caussels. Pénétrez au cœur de cette bambouseraie en empruntant le chemin balisé du GR36.
    Au milieu de cette bambouseraie, un tronc d'arbre sculpté enjambe le ruisseau du Caussels.
    Prenez le temps de vous asseoir au bord du ruisseau et d'écouter le bruit du vent dans les bambous.

  9. LA ZONE HUMIDE
    Lors de la création du sentier de l'Echappée verte en 2004, la municipalité a découvert un espace cultivé au cœur d'une forêt de bambous géants. Cette parcelle appartenant à la Ville, était entretenue depuis le début des années 80 par une famille d'origine laotienne présente ponctuellement. Il a été décidé de la laisser occuper cet espace pour ne pas les priver de leurs cultures vivrières et conserver l'intérêt paysager de cette parcelle atypique en bord de sentier.

    Une barrière réalisée en bambous et de petites constructions en bois apportent une connotation exotique dans ce secteur situé à 500 mètres du centre-ville.
    La création expérimentale d'une tourbière artificielle a été initiée en janvier 2018.

  10. LE PASSAGE GUÉ 
    Poursuivez votre chemin et traversez le passage à gué. Par grandes eaux, le chemin n'est pas praticable. Véritable enjambée au dessus du ruisseau, cela amusera autant les enfants que les adultes.
    A vous de jouer aux équilibristes !

  11. POISSONS ET FLORE
    Continuez votre aventure. Vous allez longer le Caussels, un des nombreux affluents du Tarn.
    Le Tarn, comme la plupart de ses affluents, est classé en seconde catégorie piscicole. Cela signifie, qu’il abrite majoritairement des cyprinidés. Ces poissons, comme la carpe, le chevesne, l’ablette ou le gardon vivent dans des cours d’eau de plaine où les eaux sont calmes et réchauffées. Ils cohabitent avec le sandre, la perche, l’anguille…

    Au printemps, vous pourrez observer tout le long du ruisseau la Lathrée clandestine (Lathraea clandestina) : Ces fleurs, qui font en moyenne trois à quatre centimètres de long, forment une touffe ou un disque pouvant atteindre un diamètre de cinquante centimètres pour les plus grosses !

  12. LES ARBRES FRUITIERS
    Vous arrivez maintenant au cœur du Domaine de la Mouline. Sur cet espace, tous vos sens vont s’activer et vous avez découvrir toutes les richesses de biodiversité de notre ville…
    En ses lieux, une très grande variété d’arbres fruitiers « remarquables » vous y attendent… les cerisiers, les pommiers, les poiriers côtoient les châtaigniers, amandiers ou pruniers. Plus de 44 variétés sont présentes ! A vous de déguster !

  13. LES LIBELLULES
    Non loin du bassin pédagogique, sur votre gauche, une petite résurgence d'eau vous permettra d’observer les 14 espèces de libellules recensées sur le site. Communément appelés libellules, ces insectes carnivores primitifs forment l’ordre des odonates.

    Les odonates sont classées en deux sous-ordres :
    - les Anisoptères (= ailes dissemblables) ou libellules vraies, dotés d’un vol puissant
    - les Zygoptères (ailes jointes) ou demoiselles, au corps en forme d’allumette, au vol hésitant.

  14. LA MARE PÉDAGOGIQUE
    Une mare pédagogique en contrebas du centre de loisirs de la Mouline a été aménagée afin de la rendre plus accessible au public et de faciliter l'observation d’un écosystème riche et fragile.

    Un ponton en bois a été installé afin d'observer les différentes plantes adaptées à ce milieu et présentes sur l'Echappée verte. Cet espace profite pleinement à la faune, comme les amphibiens, les oiseaux ou les libellules.
    Les joncs, roseaux, nénuphars, phragmites et autres espèces ont bien colonisé l'espace qui offre un aspect naturel.

  15. L'HÔTEL A INSECTES
    L’implantation d’un hôtel respecte quelques principes simples : une orientation Sud, Sud-Est, protégé des vents dominants et surélevé de 30 cm par rapport au sol.
    Les principaux insectes accueillis : Les coccinelles, Les chrysopes, Les osmies, Les carabes, Les syrphes ressemblent à des guêpes mais font partie de la famille des mouches, Les perce-oreilles 

  16. LE PIGEONNIER
    Très répandus dans le Tarn (environ 1700 répertoriés), les pigeonniers - structures légères en bois bâties le plus souvent en brique, pierre, torchis ou pisé -  incarnaient, par leur architecture dérivée de la tour féodale - la noblesse ou la prospérité. 
    A Albi, les pigeonniers réhabilités ces dernières années ont pour vocation de réguler les populations de pigeons par le prélèvement des œufs.

  17. LA FRAYÈRE A POISSONS
    Une frayère est le lieu où se reproduisent les poissons. Les frayères se trouvent souvent sur les fonds sableux ou sablo-vaseux des rivières, des étangs, des lacs, des marais, des estuaires, voire des zones marines très profondes.
    Ce sont des lieux essentiels au bon état écologique des cours d'eau et des bassins versants. Ils peuvent être menacés par la pollution de l'eau ou du sédiment, l'artificialisation des cours d'eau (canalisation et rectification notamment) le braconnage, l'envasement et parfois par le colmatage par des algues ou bactéries « encroutantes » et « calcifiantes ».

  18. SUR LES TRACES DE LA FAUNE ALBIGEOISE
    Non loin de la mare et des arbres fruitiers, vous aurez l’occasion d’apercevoir différents panneaux vous présentant les espèces animales que l’on peut rencontrer tout au long du parcours. Tendez l’oreille et ouvrez grand les yeux !
    Vous pourrez notamment rencontrer, le renard, le héron ou encore le chevreuil et bien d'autres...

  19. LES OISEAUX DE L'ÉCHAPPÉE VERTE
    Espace privilégié pour observer et entendre de nombreuses espèces d’oiseaux, saurez-vous reconnaître : la Huppe fasciée, le Coucou gris
    le Geai des chênes, le Martin-pêcheur, le Héron garde-bœufs et bien d’autres encore…

  20. LE BARRAGE
    En poursuivant votre aventure, vous allez pouvoir apercevoir sur le Caussels, un barrage.
    Nul ne sait pourquoi ce barrage existe. Aurait-il été installé pour alimenter un ancien moulin sur le site de la Mouline ? Probablement.

  21. LES ARBRES CENTENAIRES
    C'est aux pieds de ces arbres centenaires que notre itinéraire prend fin, dans cette clairière. Nous venons de parcourir ensemble cette échappée verte. Nous espérons qu’elle vous a plu et que vous avez pu découvrir ou redécouvrir vos 5 sens. N’hésitez pas à la conseiller et à partager vos impressions… 
Modifié: 5 semaines

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